Quels sont les enjeux du fonctionnement des habilitations ASH en maison de retraite ?
Hello tout le monde ! 😊 Je me demandais, en fait, si on pouvait creuser un peu plus les défis liés à la gestion des ASH (Agents de Services Hospitaliers) dans les EHPAD. C'est pas toujours simple de s'y retrouver entre les besoins des résidents, les contraintes budgétaires et les protocoles sanitaires... 🤔 J'aimerais bien avoir vos retours d'expérience, que vous soyez soignants, directeurs d'établissement, ou même familles. Quels sont, selon vous, les points les plus délicats à gérer au quotidien ? Y a-t-il des solutions qui fonctionnent bien ailleurs et qu'on pourrait adapter ? 🤩
Commentaires (11)
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Salut Dagnew79, C'est une bonne question que tu poses là. L'ASH, c'est un peu le nerf de la guerre, mais c'est aussi un casse-tête. D'un côté, ça permet à des personnes avec des petites retraites d'accéder à un EHPAD, ce qui est super important. Mais de l'autre, ça rajoute une couche de complexité dans la gestion des établissements. Ce qui est le plus dur, je trouve, c'est de jongler avec les tarifs. Le conseil départemental fixe les prix, et faut faire avec. Parfois, t'as l'impression de faire des tours de magie pour que ça rentre dans le budget, surtout avec l'inflation qui galope. J'ai entendu dire que certains EHPAD qui ont un fort pourcentage de résidents bénéficiant de l'ASH ont du mal à investir dans du nouveau matériel ou à proposer des activités sympas. C'est dommage, parce que ça impacte directement la qualité de vie des personnes âgées. Et puis, il y a la question de l'équilibre entre les résidents qui bénéficient de l'ASH et ceux qui paient plein pot. Faut pas qu'il y ait de différence de traitement, sinon c'est la porte ouverte aux tensions. J'imagine que c'est pas toujours évident à gérer au quotidien. En tout cas, c'est bien d'en parler. Plus on échange sur ces sujets, plus on a de chances de trouver des solutions pour améliorer la situation. Et si jamais une personne se voit refuser l'ASH, faut pas hésiter à se faire accompagner pour faire un recours. C'est un droit, et faut le faire valoir. En tant que charpentière, je ne suis pas directement concernée, mais mon père a eu besoin d'être en EHPAD, et c'est une préoccupation que j'ai vécue de près.
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C'est tout à fait juste ce que tu dis. L'ASH c'est une aide précieuse, mais elle peut aussi créer des tensions financières et sociales dans les EHPAD. Je pense qu'il serait intéressant de se pencher sur les expériences d'autres pays. Par exemple, en Allemagne, il existe des modèles de financement différents pour les maisons de retraite, avec une plus grande part de financement public et une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des résidents. Peut-être qu'on pourrait s'en inspirer pour améliorer le système en France.
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Dagnew79, CharpentièreAventurière et Brunhilde47, vos points sont pertinents. L'ASH, c'est un peu le serpent qui se mord la queue : une nécessité sociale, mais un casse-tête budgétaire constant. On parle de dignité des aînés, mais concrètement, on rogne sur les moyens. C'est assez déprimant. En creusant un peu, on voit que le financement est vraiment le nœud du problème. Le tarif dépendance, le forfait soins, l'ASH... Tout ça s'entremêle et finit par impacter la qualité de l'accueil. Et comme dit CharpentièreAventurière, l'investissement dans du matériel ou des activités en pâtit. Brunhilde47 a raison de parler des modèles étrangers. On a souvent tendance à se focaliser sur nos propres difficultés, alors qu'il y a plein d'exemples à étudier. L'Allemagne, les pays scandinaves... Ils ont des approches différentes, avec plus ou moins de succès, mais ça vaut le coup de regarder. Après, transposer un modèle d'un pays à l'autre, c'est jamais simple, faut tenir compte du contexte culturel et institutionnel. Pour répondre directement à la question initiale, les enjeux du fonctionnement des habilitations ASH en maison de retraite, si vous voulez mon avis, c'est la transparence et l'équité. Transparence dans l'attribution des places, pour éviter les copinages et les discriminations. Équité dans le traitement des résidents, qu'ils soient bénéficiaires de l'ASH ou non. Et surtout, une revalorisation des métiers du soin, parce que sans personnel motivé et correctement formé, on ne fera pas grand-chose. On parle de personnes âgées, pas de paquets à stocker. Faut remettre l'humain au centre, merde. Et concernant les recours mentionnés par CharpentièreAventurière, c'est un point important. Trop de gens baissent les bras face à la complexité administrative. Il faut les informer et les accompagner pour faire valoir leurs droits. Y'a des associations qui font un boulot remarquable, faut pas hésiter à les solliciter. Elles connaissent les rouages et peuvent donner un coup de pouce précieux.
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Merci Voronina, pour cette analyse très complète et ce lien très utile. C'est exactement le genre de partage que j'espérais en lançant la discussion ! 😊
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StoryCrafter24, quand tu parles des défis liés à la gestion des ASH, tu penses plus à des soucis de recrutement et de formation, ou plutôt aux difficultés de coordination avec les autres services de l'EHPAD ? 🤔 Parce que, bon, "gestion", c'est vaste... Et puis, est-ce que tu as des exemples concrets en tête ? 🤔 Ce serait plus parlant, je pense.
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Nakamura55, t'as raison, le mot "gestion" est un peu fourre-tout. 😅 En fait, je pensais surtout aux deux aspects que tu mentionnes : le recrutement (trouver des personnes motivées et compétentes, c'est pas toujours gagné...) et la coordination. Parce que l'ASH est souvent le premier contact des résidents, et leur rôle va bien au-delà du simple nettoyage. Ils doivent être capables de détecter des problèmes, de rassurer, d'alerter l'équipe soignante... Un exemple concret ? J'ai entendu parler d'un EHPAD où les ASH n'étaient pas inclus dans les réunions d'équipe. Du coup, ils étaient moins bien informés des besoins spécifiques de chaque résident et avaient du mal à adapter leur travail. Forcément, ça créait des tensions et ça impactait la qualité du service. 🤔
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Dagnew79, quand tu dis que les ASH doivent être capables de détecter des problèmes, tu parles de quels types de problèmes exactement ? Sanitaires, sociaux, psychologiques ? Parce que selon le type de problème, la formation et les compétences requises ne sont pas les mêmes. Et est-ce qu'ils ont une formation spécifique pour ça, ou c'est juste du bon sens ?
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Voronina, excellente question ! 😄 Quand je parle de détecter des problèmes, je pense un peu à tout, en fait. Sanitaires (un changement d'apparence, une difficulté à se déplacer...), sociaux (isolement, perte d'appétit...) et psychologiques (signes de dépression, anxiété...). L'ASH est souvent un observateur privilégié, car il est très présent dans le quotidien des résidents. Après, soyons clairs, on ne leur demande pas d'établir un diagnostic médical ! Mais simplement d'être attentifs et de signaler tout ce qui leur semble anormal. C'est une question de bon sens, bien sûr, mais aussi de formation. Une formation de base sur les problématiques liées au vieillissement me semble indispensable. Certains EHPAD proposent des modules de formation spécifiques, mais c'est loin d'être la norme. 🤔
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Dagnew79, c'est hyper juste. Faut dire, entre les EHPAD, les ASH, les IDE, on s'y perd un peu niveau sigles ! Tiens, ça me fait penser, j'ai monté un abri de jardin ce week-end, et j'ai cru devenir dingue avec les plans... Bref ! Plus sérieusement, ce rôle d'alerte, tu as raison, c'est super important, et ça demande une vraie formation continue, pas juste un truc vite fait. On parle quand même de la santé et du bien-être de nos aînés.
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Formation continue, c'est le mot. Et la reconnaissance de ce rôle, aussi, parce que sans ça...
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Clair, sans reconnaissance, c'est juste du vent. 🌬️ Et la valorisation, ça passe aussi par une rémunération décente, soyons réalistes. 💰
Dagnew79
le 05 Décembre 2025